Sauve, cité médiévale

Sauve, cité médiévale

St-Hippolyte-du-Fort

St-Hippolyte-du-Fort au pied de la Marianne

Quissac, le pont enjambant le Vidourle

Quissac, le pont enjambant le Vidourle

Lédignan

Lédignan

Corconne au pied des Cévennes

Corconne au pied des falaises

Cardet

Cardet, la place centrale et le château

Cassagnoles

Cassagnoles

Carnas au petit matin

Carnas au petit matin

Durfort

Durfort, circulade médiévale

Monoblet

Monoblet,
sur la route vers les Cévennes

Aigremont

La circulade d'Aigremont

Cros

Cros blotti au creux de son vallon

Col de Fosses à Colognac

Le Col des Fosses au-dessus de Colognac

Sérignac

Sérignac

Durfort, St Thomas

Ruine de St Thomas de la Souche, ancienne église paroissiale de Durfort

St-Hippolyte-du-Fort

St-Hippolyte-du-Fort,
porte des Cévennes

Saint-Nazaire-des-Gardies

Saint-Nazaire-des-Gardies

St-André de Conqueyrac

La chapelle romane St-André à Conqueyrac

La plaine de Pompignan

Les premiers contreforts des Cévennes depuis la plaine de Pompignan

Quissac et la montagne de Coutach

Quissac et la montagne de Coutach

Bragassargues

Bragassargues

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UN PEU D'HISTOIRE : SAINT-HIPPOLYTE-DU-FORT

Dolmen de Racassol dit de la Galaberte

Les vestiges retrouvés par les chercheurs permettent de dire que beaucoup de grottes des environs ont été habitées dès le paléolithique. Elles étaient occupées par des chasseurs nomades qui, de siècle en siècle, ont été remplacés par d'autres peuplades. À l'époque du néolithique (1 200 avant J. C.), des immigrants apportent l'art de travailler le silex, de fabriquer la céramique. Plus tard, des races nouvelles, dites « des dolmens », élèveront des huttes ou des cabanes à proximité des cours d'eau. Les dolmens, rappelons-le, parfois annoncés par des menhirs, étaient les tombes des grands personnages. On peut d'ailleurs en visiter un à la Galaberte, où il a été redressé.

L'âge du cuivre, l'âge du bronze, celui du fer nous amènent de millénaire en millénaire, à la période protohistorique qui voit les Ibères refoulés par les ligures, et l'installation chez nous de nouveaux conquérants, les Volces Arécomiques, qui furent soumis par Jules César. C'est à cette époque gallo-romaine que M. André PEYRIAT, l'auteur de cet ouvrage ô combien précieux qu'est « L'histoire de Saint-Hippolyte du Fort » fait remonter ses origines. Selon lui, ses premières maisons auraient été bâties pour servir de relais, au bord de la route des Rutènes (qui reliait la Provence au Rouergue) tracé suivi par la route actuelle Nîmes-Le Vigan. Le faubourg de Mandiargues, le hameau de Malataverne se seraient construits autour. Mais le premier village même qui s'appelait en 1227, Santi Ypolite de Rupe Furcata (de la Roche Fourchue ou de la Roche fourcade), s'accrochait au flanc de la colline de Pie de Mar autour du château féodal - dont il ne reste aujourd'hui que quelques pans - refuge pour les habitants aux temps sombres des grandes invasions, celles des Burgondes, des Sarrazins et, surtout des Wisigoths qui ravagèrent le pays : certains historiens ne disent-ils pas que ce sont ces barbares qui ont bâti Cézas et Cambo ? Quand les temps devinrent plus sûrs, les manants descendirent du château pour s'établir d'abord au pied de la montagne de Pié de Mar, là où se trouve aujourd'hui le faubourg de l'église, puis tout près du Vidourle, un peu en amont de son confluent avec l'Argentesse.

Et, peu après la Croisade des albigeois (1208), Saint-Hippolyte changera de nom pour devenir, parce qu'on y traversait la rivière sur une planche, La Planquette, puis retrouvera son saint, Saint-Hippolyte de la Planquette. Notons que, si les piétons traversaient sur une planche, les attelages, eux, renforcés par des chevaux ou des bœufs pour remonter la pente, passaient à gué (les premiers ponts, d'ailleurs en bois et fragiles, ne furent construits qu'au début du XVIIème siècle). Cette installation, au débouché de deux vallées cévenoles et à un carrefour de routes, ne fut pas de tout repos pour la bourgade, qui eut à subir les contrecoups de toutes les guerres méridionales : Croisade des albigeois, guerres des religions, guerres de Rohan, guerre des Camisards sous Louis XIV.

C'est à ce moment-là que fut construit le fort qui a donné à saint Hippolyte son nom définitif : Saint Hippolyte du Fort. Furent construits en même temps des remparts qui, partant du Fort, gagnaient d'abord l'Argentesse et la Porte de Montpellier par laquelle, de ce côté-là, on entrait - la ville ayant cinq portes. Puis ils remontaient sur le tracé du Boulevard des Remparts actuel, jusqu'à la Porte du Peirou, d'où ils gagnaient en coupant à travers la cour des anciennes casernes, la grosse tour ronde de la Route de Cros, et sa porte.

Ensuite, c'était les maisons bâties à l'aplomb du Vidourle qui tenaient lieu de remparts. Enfin, jusqu'au Fort, la muraille se substituait aux habitations. Mais cette installation au bord du Vidourle avait tout de même de gros avantages : en coupant sont lit à pente rapide, de chaussées, nos anciens dérivèrent utilement son eau pour arroser jardins et cultures, et surtout pour alimenter un canal l'Agal, qui devait permettre, en faisant tourner été comme hiver, les roues des moulins, des tanneries, des teintureries, le développement de toute une industrie. Si, au recensement de 1851, Saint-Hippolyte comptait 5726 habitants, c'était bien grâce à cela, parce qu'elle avait à la fois une activité agricole importante, une activité industrielle intéressante, et avec ses commerces, son artisanat, un troisième secteur également prospère, étant une ville de « tombée » : On y venait s'approvisionner de tous les villages et hameaux de la montagne ainsi que des mas les plus éloignés de la plaine de Pompignan. Ses foires, ses marchés étaient renommés.

Et c'est à la fin du XIXème siècle que le bourg, avec l'activité de sa gare de marchandises, de sa gare de voyageurs et de son École Militaire (qui venait d'être inaugurée) connut son apogée. Il était alors très animé, puisque la majorité de la population vivait dans ses murs. Ses rues étaient égayées, tous les 50 m de petites épiceries ou encore des boutiques d'un autre temps : Celle de la modiste ou du chapelier, du tailleur ou du bourrelier, de la laitière s'affairant avec ses bidons et son quart, celle du boulanger aussi, cuisant son pain dans le four à bois. Des villages voisins, on venait le dimanche, à pied ou en char à bancs voir défiler sur le Plan les Enfants de Troupe ou, dans les Plaines de Mandiargues d'où ils décollaient, admirer les aéroplanes faire de la voltige dans le ciel...

C'était dans les premières années du XXème siècle...

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