Eglise Saint-Pierre de Sauve

Description

Elle fut construite sur l’emplacement de l’église de l’abbaye des Bénédictins, moines qui ont joué un rôle important dans l’essor de la ville au moyen âge.

En 1029, Garsinde, veuve du Comte Roger de Carcassonne et femme de Bernard seigneur d’Anduze et Sauve, fonde un prieuré, une « celle », soumise à l’abbaye de Saint Guilhem le Désert, et fait construire une église à l’emplacement même de l’église actuelle.

La petite histoire raconte que Bernard d’Anduze aurait demandé que ce monastère soit dédié à St Pierre pour qu’il lui ouvre les portes du paradis, il devait avoir beaucoup de pêchés à se faire pardonner car il l’a confortablement doté. Par la suite tous les seigneurs d’Anduze et Sauve continueront à doter le monastère par héritage.

En 1267, le pape Clément VI émancipe le monastère en le plaçant sous sa juridiction directe en lui donnant le rang d’abbaye (l’abbé avait le droit de porté la mitre). L’abbaye est très riche, comptant une 50aine de moines, elle renflouera par 4 fois les caisses du Pape sans se délester des siennes.

L’abbaye occupe alors l’emplacement de l’actuelle mairie, église, place Jean Astruc, et place Sivel. L’espace ainsi délimité était sans doute fermé d’un enclos, voire une petite enceinte dont la tour de Môle serait le principal vestige. La place Jean Astruc était occupée par le cimetière et un espace réservé à l’agriculture, « l’aire ». L’église était vraisemblablement située au centre de l’enclos probablement sur l’emplacement exact de l’église actuelle en face de son entrée se trouvait peut être la porte du monastère dans l’axe de la place du marché et de la tour de l’horloge.

Prestations

Services

  • Visites gratuites

Tourisme Adapté

  • Non accessible en fauteuil roulant

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine religieux
  • Eglise

Ouverture

  • Ouvert tous les jours.

Lavoir de Carnas

Description

Le lavoir ancien de Carnas vaut le détour et témoigne d’un passé où les lavoirs ont été construits à la fin du XVIIIe siècle pour des raisons d’hygiène, évitant la propagation des maladies et la pollution des eaux potables par les industries.

Cet endroit empreint de tradition était un lieu social important où les bugadières se rencontraient et échangeaient les nouvelles du village et des alentours.

L’avènement de l’eau courante dans les maisons au XXe siècle a progressivement conduit à l’abandon des lavoirs, laissant place aux machines à laver à partir des années 1950. Les lessives étaient réalisées avec de la cendre de bois, parfois parfumées avec des racines de saponaire et des rhizomes d’iris pour un effet assouplissant. Les cendres de châtaignier était évitée car sa forte teneur en tanin pouvait tacher le linge

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine historique
  • Lavoir

Localisation

Temple de Lédignan

Description

Louis XIII fit publier l’Edit de Grâce d’Alès (ou Paix d’Alès) depuis le Temple de Lédignan ! Aujourd'hui, c'est un lieu de culte appartenant à la paroisse de Lédignan - Ribaute-les-Tavernes de l'Eglise protestante Unie de France.

En 1598, l’édit de Nantes accordait des droits de culte, des droits civils et des droits politique aux protestants mais le pouvoir monarchique qui devient de plus en plus absolutiste s’accommode mal d’une puissance militaire qui échappe à son contrôle au sein du royaume.

La téméraire levée de boucliers des protestants en 1629, sous la conduite du duc de Rohan, fournit à Louis XIII et Richelieu le prétexte pour éliminer la puissance militaire protestante. Alès, alors haut lieu de la résistance protestante, est assiégée. Le 27 juin 1629, les protestants se soumettent face l’armée du roi et de Richelieu.

Le camp de Lédignan
Louis XIII leur accorde la « Grâce d’Alès » et quitte alors la ville le jour même, en laissant à sa garnison le soin de démolir les fortifications. Le roi va coucher à Lédignan et, le lendemain, écrit au parlement de Paris, pour lui annoncer la conclusion de la paix.

L’Édit réduit au minimum le pouvoir politique des protestants déjà affaiblis après le siège de La Rochelle. Ainsi, si la liberté de culte est conservée et l’égalité civique assurée, les places fortes et le pouvoir militaire des protestants sont anéantis.

Prestations

Équipements

  • Parking à proximité

Tarifs

Gratuit.

Catégories

  • Patrimoine religieux
  • Temple

La Pialo

Description

Au milieu du 16° siècle, cette placette est un lieu de rencontres. Le bassin, probablement beaucoup plus grand, sert d'abreuvoir et on y mène les mulets plusieurs fois par jour.

Il est alimenté par l'eau de pluie descendant des toitures dans des tuyaux de terre cuite.

Au 19º siècle, lorsque la ville est équipée de fontaines, la Pialo est raccordée au réseau de distribution d'eau.

On se trouve ici au milieu de la Grand Rue, le long de laquelle les îlots médiévaux ont été fréquemment réaménagés, parfois en luxueux hôtels particuliers, entre la Renaissance et le 19e siècle. Certaines façades conservent les traces de leur histoire, parfois d'anciennes baies, parfois simplement un détail de décor.

Jetez un regard sur la porte en ogive et la baie géminée du n°20, les baies de l'étage supérieur du n°34, la fenêtre d'angle à meneau du n°36, les portes des 17ª et 18e siècles partie restaurées, des nº5, 31, 48...

Prestations

Services

  • Animaux acceptés

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine historique
  • Fontaine

Ouverture

  • Toute l'année tous les jours.

Localisation

La Fusterie

Description

Au Moyen Âge, on emprunte ce passage pour contourner le cimetière et accéder à la place du Marché, à la Maison de Ville et aux quartiers d'habitation.

En entrant dans la ville par la porte du Pont Vieux, la Porte Neuve ou la Porte du Travers, on accède à la Fusterie par la petite place du Doyen Gachon, à votre gauche. De là, on peut également mener les bêtes au pargue ou parc, sur les hauteurs de la ville.

Le nom de fusterie évoque les tonneliers ou autres artisans du bois, appelés fustiers, qui travaillent ici, à l'abri des intempéries. Comme sous les autres passages de la ville médiévale, les voûtes sont blanchies à la chaux pour assainir le parement et renvoyer la lumière.

A la sortie de la Fusterie, à l'angle de la Grand Rue et de la place Astruc, se trouve la maison d'enfance de Robert Filliou (1926-1987). Jeune résistant, puis artiste multiforme à la renommée mondiale, il est l'auteur, entre autres, de <<< L'Histoire chuchotée de l'art >>.

Prestations

Services

  • Animaux acceptés

Tourisme Adapté

  • Accessible en fauteuil roulant en autonomie

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine historique
  • Rue

Ouverture

  • Toute l'année tous les jours.

Ancienne Synagogue

Description

Une communauté juive à Sauve. La présence, au Moyen Âge, d'une communauté juive à Sauve est largement référencée, notamment dans le Cartulaire de Maguelone.

Comme dans l'ensemble du Languedoc, les juifs sont chassés en 1306 sur ordre de Philippe le Bel qui récupère leurs biens. Nombre d'entre eux se réfugient en Provence et dans le Comtat Venaissin, sous la protection du pape. Par la suite, ils sont autorisés à revenir dans leurs villes d'origine à plusieurs reprises, avant d'être chassés et spoliés à nouveau.

Retournez-vous et observez ce bâtiment, avec sa cour intérieure et son escalier à vis, couramment désigné comme une synagogue. Cette supposition n'est pas étayée à ce jour et le bain rituel, le miqveh, et le cimetière n'ont pas été localisés.

De l'autre côté de la rue, une bonneterie, aménagée au 20° siècle dans un ancien hôtel particulier, emploie encore 150 ouvrières dans les années 1960 et sa sirène rythme la vie du centre village.

Prestations

Services

  • Non visitable

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine religieux
  • Synagogue

Ouverture

  • Toute l'année tous les jours.

Localisation

La Maison des Comtes

Description

L'appellation, relativement récente, de Maison des Comtes, peut faire référence au titre de l'un de ses anciens propriétaires, le comte de Bannes d'Avéjan ou le comte Greffulhe.

Au Moyen Âge, cet imposant bâtiment était probablement occupé en rez-de-chaussée par des échoppes ou des ateliers ouvrant sur la place. La porte monumentale actuelle date d'un remaniement de la façade au 18° siècle.

Sur la droite de la Maison des Comtes, séparé par une ruelle conduisant vers les hauteurs de la ville, un autre hôtel particulier conserve la porte de sa tour d'escalier, surmontée d'un linteau cintré du 16° siècle.

Derrière vous, au bas de la place, remarquez la façade qui présente, à l'étage, une galerie à colonnes des 16° ou 17ª siècles. La porte d'entrée principale de cet hôtel particulier, côté Grand Rue, est surmontée d'un linteau sculpté d'origine médiévale.

Prestations

Services

  • Non visitable

Réservation

Soraya Touat

Type : Directe

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine historique
  • Hôtel particulier

Ouverture

  • Toute l'année tous les jours.

Tour de l’Horloge

Description

Au Moyen Âge, la place du Marché se trouve au cœur de la vie politique et économique de la cité. La Maison de Ville, dans l'actuelle Tour de l'Horloge, est le siège du pouvoir municipal.

Dans l'Antiquité, la place du Vieux Marché est vraisemblablement déjà occupée. Lors des sondages archéologiques réalisés dans les fondations de l'Évêché, de l'Hôtel de la Monnaie et de la Tour de l'Horloge, des fragments de poteries datant des 5º et 6º siècles avant J.-C. sont retrouvés.

Au Moyen Âge, la place du Marché se trouve au cœur de la vie politique et économique de la cité. La Maison de Ville, dans l'actuelle Tour de l'Horloge, est le siège du pouvoir municipal. Une boucherie publique occupe probablement le niveau inférieur du bâtiment.

De nombreuses échoppes animent alors la place. On peut les imaginer en observant les traces des grandes ouvertures en plein cintre sur les façades des hôtels particuliers bordant la place.

La Tour est rehaussée et dotée d'un campanile au 17º siècle.

Prestations

Services

  • Animaux acceptés
  • Non visitable

Tourisme Adapté

  • Non accessible en fauteuil roulant

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine historique
  • Beffroi / Tour de l'horloge

Ouverture

  • Toute l'année fermé tous les jours.

L’Hôtel de la Monnaie

Description

Au Moyen Âge, bat-on monnaie à Sauve, à Anduze ou à Sommières ?

La question n'est pas élucidée. Aux 11º et 12º siècles, les seigneurs de Sauve et Anduze sont extrêmement puissants. Mais, au début du 13° siècle. Pierre Bermond VI s'engage à la suite du Comte de Toulouse aux côtés des Cathares.

À l'issue d'une guerre sans merci, la « croisade contre les Albigeois », Louis IX (Saint Louis) dépossède les Bermond de tous leurs biens. L'hôtel de la Monnaie, d'origine médiévale, est remanié à la Renaissance.

Admirez l'encadrement sculpté de la porte d'entrée et la fenêtre à meneau.

Empruntez ensuite la rue montante avec ses marches profondes, pavées de galets formant une calade: longez les vestiges de l'ancien couvent des Capucins. devenu le Château Russe sur le plateau, au-delà du Castellas et de l'ancienne muraille du castrum des Bermond, vous apercevrez le château de Roquevaire, résidence d'agrément de l'abbé de Sauve au 17º siècle.

Prestations

Services

  • Non visitable

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine historique
  • Maison

La Porte Neuve

Description

Elle s'ouvre dans la partie sud-est du rempart dont on distingue quelques vestiges.

Cent mètres plus loin, se trouvent le traces d'une autre fortification édifiée entre le 14° et le 17º siècle, peut-être en raison de l'accroissement de la population, d'où son nom de Neuve, probablement.
En empruntant là rue du Pont Vieux, la rue du Roi ou les ruelles adjacentes, observez les anciennes maisons médiévales. A l'origine, elles sont construites "pignon sur rue" et leur largeur est imposée par la longueur des poutres de charpente. En façade, remarquez les portes à encadrements en pierre de taille, donnant accès, pour la plus large, à la remise, à l'écurie ou à l'échoppe, pour la plus étroite, aux pièces d'habitation situées à l'étage.
Aujourd'hui, la Porte Neuve permet toujours de rejoindre à pied les anciens thermes de Fonsanges puis le village de Quissac, sans traverser le Vidourle.

Prestations

Services

  • Animaux acceptés

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine historique
  • Porte

Ouverture

  • Toute l'année tous les jours.

Localisation

Le Pont Vieux à Sauve

Description

Longtemps, seuls des passages à gué permettent de traverser le Vidourle. Ce pont est construit entre le 11º et le 13 siècle afin que les voyageurs, les muletiers et les charretiers puissent accéders à la ville et à l'abbaye Saint-Pierre de Sauve.

Devant vous se déploie la cité médiévale, adossée à la Mer des Rochers.
Sur le plateau de Bel-Air, en haut à gauche, se trouvent les vestiges du castrum (tour, château et dépendances) des seigneurs Bermond.
En face, la redoute appelée Castellas et, en contrebas, la guérite de l'ancien couvent des Capucins font partie des défenses de la viile renforcées lors de la Guerre des Camisards.
En bas à droite, dominant le Vidourle, l'entrée défensive de la montée des sources, les hautes maisons médiévales et la tour Bardau forment un rempart jusqu'à la résurgence, en contrebas du Pont Neuf.

Prestations

Services

  • Animaux acceptés

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Ouvrage d'art
  • Pont / Viaduc

Ouverture

  • Toute l'année tous les jours.

Le Portalet

Description

C'est l'une des huit portes de l'enceinte médiévale, dont quelques rangées de pierres à bossage sont visibles à quelques pas sur la droite. D'ici, on accède à un dédale de ruelles étroites et de passages voûtés.

La ville, d'abord implantée entre le Pont Vieux et la place du Marché, s'est étendue de ce côté-ci, au nord de l'enceinte abbatiale, dans la seconde moitié du 13° siècle.
Entre le Pont Neuf et le Portalet, hors les murs, le quartier des Bourgades se développe à partir du 18º siècle. Ses maisons bourgeoises présentent de belles génoises à trois rangs ou d'harmonieuses corniches à denticules en terre cuite peinte. La maison située sur la gauche, juste avant le pont, est occupée par une filature de soie puis par une usine de bonneterie.
En 1801, cette industrie occupe à Sauve 600 ouvriers, dont 400 spécialisés dans les bas et bonnets en coton. La dernière bonneterie du centre-ville ferme ses portes en 2011 mais l'aventure de la société Éminence se poursuit à la sortie de Sauve.

Tarifs

Accès libre.

Catégories

  • Patrimoine historique
  • Porte

Ouverture

  • Toute l'année tous les jours.

Localisation